Comprendre les différents type de crédits
C'est à l'organisme de crédit que vous allez emprunter de l'argent pour
acheter la voiture de vos rêves ou votre habitation. C'est avec l'organisme de
crédit que vous allez vous engager pour de nombreuses années. Aussi pour éviter
les mauvaises surprises, voici quelques conseils pour bien choisir.
Tout d'abord, renseignez-vous sur l'organisme de crédit que vous visez. Cela
peut-être votre banque, et vous savez alors quelles relations vous avez avec
votre banquier. Vous avez aussi pu voir des offres plus alléchantes ailleurs.
Mais avant de vous lancer, n'hésitez pas à consulter vos voisins, amis, et même
les forums sur internet. Même si des commentaires sont à prendre ou à laisser,
vous vous ferez une idée générale de la manière dont l'organisme traite ses
clients.
Pour comparer les organismes de crédit, quelques éléments à bien connaître.
Points à vérifier avant signature
Banques & argent Le bien auquel le crédit s'applique : il faut savoir que
l'organisme va différencier son crédit, et notamment le taux, en fonction de
l'utilisation que vous allez en faire. Vous aurez par exemple des taux bien plus
élevés pour un prêt à la consommation que pour un prêt immobilier. [ Une raison
à cela : en cas de non-paiement, l'organisme aura beaucoup plus de facilités à
récupérer son capital en vendant votre maison qu'en saisissant vos éventuels
biens mobiliers. ]
Le taux de crédit : il faut différencier 2 taux : le taux de base ( ou nominatif
), et le TEG ( taux effectif global ). Cet dernier est composé du taux de base
auquel sont ajoutés les frais, commissions, frais de dossier, frais d'assurance
obligatoire
La mensualité : c'est le montant que vous aurez à payer chaque mois. Il
est composé du remboursement du capital, du remboursement des intérêts et
éventuellement du montant d'une assurance facultative.
Les assurances : elles sont là pour pallier à une défaillance de votre part,
vous empêchant de rembourser votre prêt.
L'assurance décés-incapacité : en théorie facultative mais très souvent imposée,
elle interviendra en cas de décès du souscripteur, mais aussi dans le cas ou
celui-ci deviendrait dans l'incapacité d'exercer une activité rémunérée.
L'assurance chômage : intervient après un délai de carence plus ou moins
long en cas de licenciement. Cette assurance peut intervenir sous diverses
formes : soit un remboursement de tout ou partie du crédit à votre place, soit
un report des échéances.
Le remboursement anticipé : un emprunt coûte cher, aussi pourquoi ne pas prévoir
des jours meilleurs où vous serez capables de rembourser tout ou partie du
capital restant dû. Vérifiez pour cela le montant ou l'absence de pénalités en
cas de remboursement anticipé.
Cet article n'a pour but que de vous familiariser avec les crédits. N'hésitez
pas à bien comparer et à vous faire éclaircir tous les points obscurs, avant la
signature définitive avec un organisme de crédit !
Le crédit révolving
Il s'agit d'un crédit utilisable à volonté, appellé aussi reserve
d'argent, ou encore crédit renouvelable. Ce crédit est utilisable à volonté,
sans avoir besoin de justifier de son utilisation.
Il existe par contre bien entendu un plafond que l'on ne peut pas dépasser, et
qui vous a été accordé par la banque ou l'organisme financier. Il devient alors
possible de réutiliser l'argent déjà remboursé.
L'avantage du crédit revolving est bien sûr la disponibilité de l'argent en cas
d'imprévu, ou d'achat coup de coeur qui ne peut attendre la fin du mois. A noter
aussi que l'on ne paye des intérêts que dans le cas où une partie de l'argent a
été utilisée.
Les inconvénients sont les taux élevés pratiqués, qui sont souvent au maximum
autorisé, et l'utilisation abusive de plusieurs crédits simultanéments qui
peuvent aisement mener au surendettement.
Le crédit auto
L'un des crédits les plus utilisé, et pour cause : nos chères voitures ne le
sont pas qu'à nos coeurs (chers), et sont notre vitrine, notre signe exterieur
de richesse. Alors, pour pouvoir épater les voisins dans notre 4x4 de 3 tonnes
qui dépense 20 litres au 100, il va falloir un crédit, et un bon.
Banques & argent Le crédit auto est là pour vous : taux correct pour peu que
l'on fasse le tour des banques et autre organismes financiers, durée de
remboursement à évaluer en fonction des mensualités souhaitées - qui ne doit
cependant pas dépasser la durée de vie de votre véhicule, apport personnel selon
vos possibilités...
Le crédit immobilier
Pour acheter son appartement, sa maison, ou pour un investissement immobilier
( voir notre page sur la défiscalisation ) tout le monde ou presque passe par un
crédit immobilier. Un crédit au taux le plus bas, et pour cause : la banque
récupèrera votre bien immobilier si vous ne pouvez plus payer, elle ne risque
donc pas grand chose en vous prêtant ainsi. La contrepartie est qu'il faudra
hypothéquer votre bien, ce qui a un coût non négligeable - environ 2% du montant
emprunté.
A savoir : le taux du crédit immobilier sera d'autant plus intéressant
que votre apport personnel sera conséquent, et que votre situation financière
sera stable ( en clair, il faut mieux être fonctionnaire qu'artiste peintre au
chomage). Immobilier & défiscalisation 2 types de crédit vous seront proposés :
les taux fixes et variables. Les fixes sont plus élevés, mais n'augmenterons
jamais non plus. Les variables sont plus bas, peuvent baisser mais aussi
augmenter et là est bien sûr le risque. A n'utiliser que pour des crédits de
durée moyenne, ou si leurs conditions contiennent des gardes-fou ( taux maximal,
montant de remboursement maximal, possibilité de repasser en taux fixe... )
Et avant de signer, vérifiez votre capacité de remboursement : l'ensemble de vos
crédits ne devrait pas dépasser 30% du montant de vos revenus
La loi borloo en immobilier
Investir dans le neuf tout en payant moins d'impôts, c'est ce que propose les
dispositifs fiscaux qui se succèdent depuis quelques années.
Nouveauté Juillet 2006 : deux dispositifs d'amortissement coexistent : la loi
Robien et le dispositif "Borloo populaire".
Le dispositif de Robien
Depuis avril 2003, l'amortissement Robien a remplaçé la loi Besson en conservant
les avantages fiscaux tout en allégeant les contraintes liées aux plafonnements
des loyers et des resources du locataire.
La loi "engagement national pour le logement" y apporte des amnégements, comme
l'amortissement ramené à 9 ans (réparti à 6% pendent les 7 premières années, et
4% les 2 années suivantes) soit un amortisement de 50% en 9 ans. L'investisseur
doit :
* Investir dans un logement neuf
* Louer ce bien à titre de résidence principale pendant au moins 9 ans.
* Respecter le plafonnement des loyers fixé par décret, correspondant à 4 zones.
Loi de Robien : défiscalisation par l'investissement locatif
La loi de Robien permet d'acquérir des biens immobiliers pour les louer avec une
défiscalisation à la clef, en supprimant les principaux inconvénients de la loi
Besson. La loi Robien s'applique pour l'ancien et pour le neuf. L'ancien avec
réhabilitation lourde est assimilé au neuf.
La durée minimale de location, à titre de résidence principale est de 6 ans pour
l'ancien et de 9 ans pour le neuf. L'avantage fiscal pour le neuf consiste en un
amortissement du prix d'achat.
Défiscalisation Loi Malraux : défiscalisation par la rénovation
Ce dispositif fiscal de "secteur sauvegardé", connu sous le nom de loi Malraux,
permet aux propriétaires d'un immeuble d'imputer leurs déficits fonciers
résultant de leurs dépenses de restauration immobilière sur le revenu global et,
ce, sans aucun plafond.
Sur le bien en question, situé dans un secteur éligible à la loi Malraux,
l'acquéreur doit entreprendre des travaux de restauration immobilière qui
devront avoir été déclarés d'utilité publique.
Une fois le bien réhabilité, le ou les logements doivent être loués nus à un
locataire pour sa résidence principale pendant une durée minimale de 6 ans.
Défiscalisation Loi Paul : défiscalisation en outre-mer
La loi Paul a remplacé le dispositif "Loi Pons".
Les investisseurs qui achètent en outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane,
Réunion) ou en territoires d'outre-mer (Polynésie française,
Nouvelle-Calédonie), ou encore à Mayotte ou Saint-Pierre-et-Miquelon,
bénéficient d'une réduction d'impôt (défiscalisation) dans la mesure où le
logement concerné est destiné à l'habitation principale de l'acquéreur ou d'un
locataire pendant un minimum de cinq ans.